La HEP Vaud s’engage en faveur du libre accès aux publications scientifiques (Open Access) depuis plusieurs années. Elle dispose notamment de sa propre directive sur l’Open Access et s’aligne sur la stratégie nationale en la matière. Portée par swissuniversities et le Fonds national suisse, celle-ci vise à rendre librement accessible toute publication scientifique issue de recherches financées par des fonds publics d’ici 2032.
Les avantages d’un dépôt institutionnel
C’est dans ce contexte que la HEP Vaud a ouvert son propre dépôt institutionnel en 2018. Appelée Open Repository for Educational E-prints (ORFEE), cette plateforme permet à sa communauté de recherche d’y déposer ses publications scientifiques afin de les rendre accessibles librement et gratuitement. «L’accessibilité des publications dans des dépôts institutionnels est désignée comme étant la voie ` verte ` de l’Open Access, explique Ermeline Jaggi, collaboratrice spécialisée au Pôle Open Science de la HEP Vaud. Il existe d’autres voies possibles, calquées sur d’autres modèles économiques, souvent dictés par les grands éditeurs. L’avantage de la voie verte réside dans son bas coût pour les chercheur euse·s et dans la visibilité qu’elle offre à leurs publications. Les études montrent en effet que le dépôt dans une archive institutionnelle fait augmenter les consultations.»
En septembre 2025, ORFEE a migré vers une nouvelle version plus moderne. «Ce projet a été initié en 2022 déjà, souligne Ermeline Jaggi. Il a représenté l’un de nos grands chantiers. Cette migration a notamment nécessité la coordination entre plusieurs équipes en plus de la nôtre, comme l’unité d’informatique et la bibliothèque. Des membres du collège académique ont également participé aux tests de la plateforme.» La spécialiste précise que cette phrase de tests s’est avérée cruciale: «Il s’agissait d’évaluer si l’outil correspondait aux besoins réels de la communauté. Car outre son objectif institutionnel et les standards académiques sur lesquels il a fallu s’aligner, ORFEE 2 doit aussi répondre aux pratiques établies.»
Nouvelles fonctionnalités et intuitivité
Parmi les améliorations proposées par la nouvelle plateforme, on peut citer son intuitivité. De nouvelle fonctionnalités ont aussi été intégrées pour optimiser la saisie des références, ce qui permet une meilleure qualité des métadonnées. L’outil favorise aussi l’interopérabilité, soit les échanges de données avec d’autres outils externes. «Cette évolution est cruciale pour la communauté de recherche, précise Ermeline Jaggi. Elle permet à notre dépôt d’être moissonné par les grandes bases de données Open Access internationales et d’accroître la visibilité des articles publiés.»
De manière générale, ORFEE 2 a été conçu de manière à encourager les chercheur euse·s à publier leurs articles en Open Access et à permettre d’avancer dans la direction requise par les directives institutionnelles et nationales. Sa migration s’est déroulée sans souci majeur: «Il y a globalement eu des retours positifs, observe Ermeline Jaggi. Une partie de notre travail a aussi consisté à organiser des formations à l’utilisation de ce nouvel outil. La plupart des personnes y parviennent désormais bien.» Depuis le lancement d’ORFEE 2, la part de publications pleinement accessibles est passée de 40 à 67%. Des chiffres positifs, qui reflètent à la fois la volonté des personnes et les fonctionnalités de l’outil.



