Le Bachelor en enseignement secondaire 1 à 4 disciplines (BS1) a été lancé en août 2023. Les étudiant·e·s de ce cursus ont le choix entre cinq profils multidisciplinaires: «Français – Allemand – Histoire – Géographie», «Français – Anglais – Histoire – Géographie», «Mathématiques – Sciences de la nature – Anglais – Géographie», «Mathématiques – Sciences de la nature – Allemand – Éducation numérique» ou «Mathématiques – Français – Arts visuels – Éducation numérique». En formant les étudiant·e·s à enseigner des groupes de quatre disciplines pour lesquelles les besoins des établissements scolaires sont importants, cette formule augmente leur employabilité. Elle intègre aussi des cours en didactiques et en sciences de l’éducation, ainsi que des stages, déjà dans le cursus du Bachelor. Cela permet aux étudiant·e·s d’ancrer leurs savoirs dans les terrains professionnels et d’entamer des réflexions sur leur identité de métier dès le début de leur formation. Ils·elles poursuivent ensuite leurs études avec le Master en enseignement secondaire 1 (MS1) qui leur confère le droit à enseigner.
L’ancien parcours de formation pour devenir enseignant·e en secondaire 1 est toujours en vigueur: il combine un Bachelor universitaire ou dans une haute école pour l’acquisition des connaissances disciplinaires et le MS1 à la HEP Vaud pour les compétences pédagogiques. Dans ce cadre, la majorité des enseignant·e·s du Secondaire 1 sont formé·e·s pour enseigner une à trois disciplines.
«Ces deux formations sont complémentaires et permettent de diversifier les profils des enseignant·e·s, avec d’un côté des parcours polyvalents et ancrés plus rapidement dans les terrains professionnels, et de l’autre des profils davantage orientés vers les savoirs académiques, explique Sveva Grigioni Baur, responsable de la filière Secondaire 1 à la HEP Vaud. Ils·elles se retrouvent ensuite tous et toutes dans le Master S1 et obtiennent le même diplôme.»
Logistique facilitée et renforcement du soutien
Depuis son lancement, le cursus du BS1 a été évalué en profondeur dans une optique d’amélioration continue. Des adaptations ont été intégrées pour mieux correspondre aux exigences, aux contraintes horaires et aux demandes des étudiant·e·s. En 2025, la filière a notamment repensé la distribution des cours entre l’Université de Lausanne (UNIL) et la HEP Vaud. Initialement, le cursus était en effet prévu pour être dispensé principalement à la HEP Vaud, avec les langues et l’histoire suivis à l’UNIL. Afin de faciliter la logistique des étudiant·e·s des groupes disciplinaires comportant plusieurs langues et l’histoire, un arrangement a pu être trouvé avec la Faculté des lettres pour qu’ils·elles puissent s’y immatriculer durant leur première année. Les autres disciplines – Mathématiques, Sciences de la nature, Géographie, Éducation numérique et Arts visuels – sont, quant à elles, toujours dispensées à la HEP Vaud.
Parmi les autres évolutions du cursus mises en œuvre, on peut mentionner le renforcement du soutien aux étudiant·e·s. «Le saut depuis le gymnase vers la HEP peut représenter un défi important, résume la responsable de filière. Nous proposons désormais un cours de méthodologie d’apprentissage. Certain·e·s étudiant·e·s peuvent en bénéficier pour mieux s’organiser à court et à long terme. Nous les accompagnons aussi au niveau linguistique et logistique, notamment avec des cours de pratique de la langue et par des séjours à l’étranger, pour préparer les examens obligatoires de langue qu’ils·elles doivent passer afin de poursuivre en MS1.»
Intégrer deux profils dans le Master
La première volée du BS1 va donc poursuivre sa formation avec le MS1 dès la rentrée académique 2026. «Cela représente un second saut important pour ces étudiant·e·s, relève Sveva Grigioni Baur. Notre filière a dû repenser minutieusement l’organisation de ces deux années de Master, qui accueilleront désormais à la fois les diplômé·e·s du BS1 et ceux d’une université ou d’une haute école. Ces dernier·ère·s sont spécialisé·e·s dans leurs disciplines, mais sans connaissances didactiques ou pratiques préalables. Nos analyses nous ont amenés à privilégier le plus possible la réunion de ces deux publics afin de créer une émulation collective, les un·e·s pouvant bénéficier des connaissances des autres. Je suis convaincue que cette symbiose permettra des échanges à la fois riches et très constructifs.» Il s’agira également d’un défi important pour les formateur·rice·s qui devront adapter leurs cours aux différents étudiant·e·s. La principale différence sera que les diplômé·e·s du BS1 effectueront leurs stages et leurs cours de didactique dans deux disciplines chaque année, contre une seule pour les autres. Et que les premier·ère·s suivront des compléments aux formations en sciences de l’éducation et en science de l’évaluation.
Stabilisation du cursus et des effectifs
L’année 2025 a encore été marquée pour le BS1 par une stabilisation de ses effectifs. «Avec 80 inscriptions en première année en 2025, on peut dire que nous avons atteint une certaine vitesse de croisière et que cette formation répond à une demande, observe Sveva Grigioni Baur. Nos partenaires et les étudiant·e·s sont désormais conscients qu’il s’agit d’un cursus exigeant. Mais il offre un environnement favorisant un développement professionnel et académique remarquable pour nos étudiant·e·s.»



