Les derniers articles

HEP_Vaud_photo_education-durabilite-interdisciplinarite-formation-enseignants_1400x550
HEP_Vaud_Photo_Alternance-formation-theorique-pratique-bachelor-primaire_1400x550
HEP_Vaud_Photo_Bachelor-enseignement-secondaire-1-amelioration-continue_1400x550

Former les enseignant·e·s de demain: un cursus repensé pour le primaire

Le cursus du Bachelor en enseignement primaire prépare les étudiant·e·s à enseigner à des élèves de 4 à 12 ans. Son plan d’étude a été révisé afin de correspondre aux cadres nationaux et romands, ainsi qu’aux nouvelles attentes sociétales.
HEP_Vaud_Photo_Bachelor-primaire-nouveau-plan-etude-BP26-2026_1400x550

En 2025, la refonte du plan d’étude du Bachelor of Science en enseignement primaire a représenté un grand chantier pour la filière Bachelor primaire de la HEP Vaud. Son entrée en vigueur est en effet prévu pour la rentrée de septembre 2026.

Les réflexions et les discussions sur l’amélioration de la qualité de la formation des enseignant·e·s du primaire, qui travaillent avec des élèves âgés de 4 à 12 ans, avaient déjà été entamées quelques années auparavant et dans différentes instances. Le projet soutenu par Swissuniversities «Développement de la qualification des enseignantes et enseignants du degré primaire» (QuaPri) a notamment servi de cadre de référence.

«Ce contexte représentait une opportunité de faire évoluer ce plan d’étude, qui datait déjà de plusieurs années, explique Anne Christe de Mello, responsable de la filière Enseignement primaire. Mais il fallait bien entendu que les changements soient adaptés aux réalités de notre canton. Le défi consistait aussi à prendre en compte le caractère généraliste des enseignant·e·s du primaire, qui assument une douzaine de disciplines. On ne peut pas faire d’eux·elles des spécialistes pointus.» Le modèle de base du Bachelor en enseignement primaire est ainsi resté celui d’un cursus sur six semestres à 180 crédits ECTS, complété par une période d’enseignement pratique.

Se former continuellement

Parmi les principaux axes de changements introduits par le nouveau plan d’étude, on peut mentionner l’accent mis sur le life long learning ou apprentissage tout au long de la vie. «La formation s’articule désormais en trois phases, souligne Anne Christe de Mello. Le cours et les stages du cursus, l’accompagnement à l’entrée du métier et la formation continue. Cette dernière a été intégrée dès le début de la formation. Le message que nous souhaitons faire passer aux étudiant·e·s est qu’ils·elles font un métier de l’humain qui évolue rapidement et qu’ils·elles vont devoir se former continuellement.» Certains modules visent donc à équiper les étudiant·e·s dans ce sens. Il s’agit par exemple de les aider à endosser leur rôle d’enseignant·e avec des travaux de groupe et de prise de parole, ou de clarifier leur posture éthique et professionnelle.

Une place renforcée pour l’allemand

Une autre nouveauté du plan d’étude concerne la place de l’allemand. Un examen interne, très orienté sur les compétences professionnelles, a été introduit, de même qu’un séjour culturel et linguistique de trois semaines en Suisse alémanique. Des options de mobilité existaient auparavant, mais elles n’étaient pas obligatoires. «L’objectif premier de ces changements, ce n’est pas que les étudiant·e·s fassent des progrès majeurs dans leurs compétences scientifiques, commente Anne Christe de Mello. Mais qu’ils·elles osent davantage s’exprimer en allemand et que leur enseignement de cette langue devienne plus humain, plus incarné.»

Coordination des différentes unités d’enseignement et de recherche

Un changement majeur du nouveau plan d’étude réside dans la coordination des différentes unités d’enseignement et de recherche. Cela a notamment permis d’articuler les didactiques disciplinaires (mathématiques, allemand, etc.) avec les didactiques transversales (évaluation. gestion de classe, développement de l’enfant, enseignement spécialisé, médias et informatiques, inclusion ou encore durabilité).

«Plutôt que chacun construise son module dans son coin, différents spécialistes ont collaboré pour concevoir les modules, précise Anne Christe de Mello. Concrètement, cela signifie que la gestion de classe sera par exemple introduite dans l’enseignement du français, qu’un module de science abordera l’éducation à la durabilité, ou encore qu’un cours sera conçu conjointement par des spécialistes en enseignement spécialisé et en développement de l’enfant. Il s’agit d’une évolution importante en termes de cohérence, de pertinence et de progression du cursus. Cela a exigé beaucoup d’implication et d’adaptation au changement de nos équipes et de nos unités.»

Cette nouvelle structuration du plan d’étude a nécessité une évolution de son ingénierie de base ainsi qu’une réallocation des crédits. Les périodes de stages ont également été réorganisées: ils se feront désormais uniquement sous forme de blocs d’une ou deux semaines, et plus sous forme de matinées comme c’était le cas auparavant.

Alors que la première volée du nouveau plan d’étude commencera son cursus à la rentrée académique 2026, celui-ci devra encore être finalisé et évalué. Anne Christe de Mello tient déjà à relever l’implication de sa filière et des différentes UER de la HEP Vaud dans cet immense travail de coordination.

Partager cet article

Contenu en lien

Rechercher dans le rapport annuel 2025